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Publications ayant bénéficié du soutien de CapitalDon

LES AUTEURS

 

Pierre-Yves GOMEZ, Anouk GREVIN, Olivier MASCLEF, Sandrine FREMEAUX, Benjamin PAVAGEAU et Bénédicte de PEYRELONGUE.

 

Ces six universitaires chercheurs travaillent ensemble depuis quatre ans sur le programme de recherche « Don, échange et gratuité », dans le cadre du GRACE (Groupe de Recherche Anthropologie Chrétienne et Entreprise).

Évoquer la place du don et du gratuit en économie peut sembler naïf. Et pourtant...
 
...comment comprendre les organisations sans prendre en compte les incalculables dynamiques de dons qui non seulement les font vivre, mais encore expriment la liberté de ceux qui y participent ? L’économie, loin d’être aussi froide qu’on la suppose, s’alimente aussi de dons et de gratuité pour fonctionner. Le don n’appartient pas au domaine des bons sentiments qui pourraient humaniser l’économie. Il est déjà dans l’économie au même titre que l’échange marchand et le contrat. Les auteurs parcourent quelques-unes des grandes questions de la vie des entreprises et mettent en évidence la présence incontournable du don : le don n’est-il pas un puissant moteur des alliances stratégiques ? L’engagement dans le travail n’est-il pas en soi un don qui demande reconnaissance ? La capacité d’un leader à susciter l’engagement de son équipe ne relève-t-elle pas d’une dynamique de don ? Les pratiques du marketing ne sont-elles pas elles-mêmes touchées par la logique du don ? Une approche, ancrée dans la réalité complexe de l’activité économique, qui ose articuler le calcul et le gratuit, le contrat et le don.
 
                     Communiqué de NOUVELLE CITE (octobre 2015)
 
 
La logique du don est mystérieuse.
 
Pour de nombreux économistes et gestionnaires, c’est une pratique sociale, de nature affective ou morale, qui échappe à leur domaine de compétence. Le don n’a pas, selon eux, le sérieux qui sied à ceux qui sont en charge de « faire des affaires ». Évoquer la place du don en économie, c’est donc être un peu naïf. Pourtant, dans l’entreprise et sur les marchés, on trouve partout du don et du gratuit. Cela saute aux yeux : le coup de pouce au collègue, le renvoi d’ascenseur, le transfert gratuit d’informations, les cadeaux d’entreprise, les remises gracieuses au client, le service rendu sans y être obligé, etc. La vie concrète de l’économie, celle qu’il nous faut arriver à déchiffrer pour comprendre son fonctionnement et son efficacité, est animée de milliers de dons quotidiens sans lesquels l’entreprise et les marchés tout simplement n’existeraient pas. Les auteurs de cet ouvrage refusent d’exclure de l’économie la logique du don et refusent aussi de l’idolâtrer. Ils la considèrent comme un des moteurs de l’activité humaine. Il s’agit de comprendre la manière selon laquelle ce qui est codifié et institutionnalisé par les marchés, les contrats et les normes organisationnelles entre en frottement avec ce qui est « ouvert » et lié à la liberté subjective de donner. L’articulation entre la logique du don et celle de l’échange doit être au cœur d’un programme de recherche incluant le don en économie. Pour cela, il convient de faire œuvre de réalisme en sciences sociales et, en particulier, en gestion.
 
                                                       Communiqué du GRACE

LES AUTEURS

 

Beaudoin ROGER et Olivier FAVREAU

 

Baudoin Roger est prêtre et ancien cadre dirigeant. Il est co-directeur du département « économie, homme, société » du pôle de recherche du Collège des Bernardins.

Olivier Favereau, dirige aujourd’hui le centre de recherche "Fondement des organisations et des régulations de l’univers marchand" (Forum) de l’université Paris X-Nanterre, associé au CNRS.

Une réflexion sur les conditions de restauration du potentiel de créativité d'une entreprise
fragilisé par plusieurs décennies de financiarisation. Quatre axes sont ainsi dégagés : se recentrer sur le contenu du travail salarié, repenser le rapport de la finance à l'entreprise, rendre possible l'élargissement de l'objet social de l'entreprise et limiter le pouvoir des firmes transnationales.
Communiqué Electre 2016
 
Chacun sait ce qu’est une entreprise. Pourtant...
 
...cette évidence laisse ouvertes nombre de questions : est-elle appropriable et qui en serait le propriétaire ? Qu’est-ce qui la définit, la caractérise, en justifie l’existence ? Quels sont son rôle et ses responsabilités ? Comment soutenir son dynamisme tout en l’ordonnant au bien commun ?

En repartant de la réalité du travail, de la création, du collectif qui en déploie les potentialités, des dispositifs qui la structurent, et des systèmes de pouvoirs qui la déterminent, les chercheurs du collège des Bernardins apportent des éléments pour penser l’entreprise.

Entre le privé et le public, l'entreprise organise un espace d’activité collective ordonné à la création, dont l’influence porte sur ses membres et sur la société qui l’environne. Le rapport de l’entreprise aux modalités du vivre ensemble la situe dans l’ordre du politique, dont elle constitue un nouvel horizon.

 
                  Communiqué de PAROLE & SILENCE (Juillet 2015)
 

On ne saurait trop recommander ce petit livre

(...) Sautez sans remords le premier chapitre (...) les trois chapitres qui suivent sont remarquables. Tous dénoncent "la grande déformation" d'un système économique où les entreprises sont à la botte d'une finance préoccupée seulement de rendement à court terme maximal. Aussi, les auteurs distinguent soigneusement l'entreprise - "organisation tournée vers la création collective" - et la société, personne morale aujourd'hui au service prioritaire, voire exclusif, des actionnaires. Ils suggèrent la création d'une "société à objet social étendu" (Sose), qui prendrait en compte les objectifs des parties prenantes (salariés compris). (...)

Extrait de l'article paru dans ALTERNATIVES ECONOMIQUES d'oct. 2015

Est-il possible d'imaginer un modèle d'entreprise positif...
 
... aux antipodes du modèle de l’entreprise dominée par les actionnaires, où la finalité principale se résume à la maximisation de la valeur actionnariale, où les considérations financières prennent une place prépondérante par rapport aux dimensions économiques et sociales ?

Alors que « les actionnaires sont désormais tenus pour les propriétaires de l’entreprise », le Collège des Bernardins se propose de redresser les effets négatifs de cette « grande déformation ». Pendant quatre ans, ses chercheurs se sont penchés sur la restauration du potentiel de création collective de l’entreprise, fragilisé par trois décennies de financiarisation. Les conclusions et les perspectives de cette réflexion sont réunies dans Penser l’entreprise – Nouvel horizon du politique.

« Après quarante années de financiarisation »

L’ouvrage réinterroge la notion même d’entreprise, « comme si nous ne savions plus ce que c’était,..

 
                      Début de l'article paru dans LE MONDE du 14 sept. 2015